En 2017, Paramore fracture son propre squelette pop-punk et ressort couvert de guitares claires, de marimbas et de basses funk. After Laughter arrive après une rupture, un batteur revenu de l'exil, une Hayley Williams à vif. Le disque cisèle un paradoxe : des mélodies solaires, presque disco, portant des textes qui parlent d'anxiété, de dépression, de sourires forcés.
Chaque refrain scintille comme du néon sur du bitume mouillé. La texture est nette, sèche, jamais grasse, des guitares qui claquent façon new wave, une rythmique tropicale qui donne envie de danser tout en serrant les dents. “Fake Happy” dit tout dès son titre : la joie comme costume, la douleur en dessous. C’est un disque qui a changé la conversation sur la santé mentale dans le rock grand public, sans jamais quitter la piste de danse.
Danser peut aussi être une façon de tenir debout.

