Sorti en 2017, cet album arrive après des décennies de revivalisme thrash poli, propre, presque sage. Power Trip, cinq gars de Dallas biberonnés au hardcore autant qu'à Slayer, refusent cette nostalgie confortable. Riley Gale hurle avec une urgence de prêcheur en colère, la voix arrachée plus que chantée. Les guitares de Nick Simonson et Blake Ibanez cisèlent des riffs qui claquent sec, sans graisse, sans reverb inutile, un son cru, presque punk dans sa sécheresse.
La production laisse des aspérités volontaires, comme si le disque refusait le confort du studio. Sur scène, ce disque transformait les fosses en chaudrons : circle pits, stage dives, corps qui se cognent dans une joie violente et fraternelle. Nightmare Logic ne cherche pas l’élégance. Il cherche l’impact. Et il frappe.
Un disque qui ne demande pas d’être compris, seulement d’être encaissé.

