These New Puritans : Hidden (2010)
Des enfants chantent, puis un coup de massue tombe, bienvenue dans "Hidden".
2010, Londres. These New Puritans abandonnent le post-punk anguleux de leurs débuts pour bâtir une machine de guerre orchestrale. Percussions tribales, cuivres martiaux, choeur d'enfants, sons de melon fracassé enregistrés au ralenti et retravaillés jusqu'à devenir des impacts de basse, chaque texture ici est une arme retournée contre la pop conventionnelle.
Jack Barnett compose comme on planifie un siège : rien n’est laissé au hasard, tout cogne avec une précision chirurgicale. Hidden ne cherche pas à plaire, il cherche à submerger. L’auditeur de 2010 découvrait un disque qui refusait toute filiation confortable, ni rock, ni classique, ni électro, mais les trois fracturées ensemble. Ce qui frappait alors, et frappe encore, c’est cette sensation physique : la musique comme onde de choc, pas comme fond sonore. Un album qui ne se contente pas d’être écouté, il s’impose.
Hidden ne demande pas d’entrer. Il défonce la porte.

